Dans leur très grande majorité, les Broméliacées sont des végétaux épiphytes, c'est à dire qu'ils ont élu domicile sur les branches des arbres.
Leurs feuilles souvent engainantes, disposées en rosette, arrondies en forme de gouttière, orientent l'eau de pluie vers le coeur de la plante, se constituant ainsi un véritable réservoir . Certains spécimens peuvent contenir jusqu'à 10 litres d'eau .
Ce réservoir, sorte de mini usine à compost, est rempli de larves de moustiques, d'insectes noyés, de fientes d'oiseaux ou de feuilles mortes .
Toutes ces matières organiques en pourrissant, fournissent les éléments nutritifs que la plante ne peut tirer du sol . Des cellules spéciales à la base des feuilles sont alors capables d'absorber l'eau et les éléments fertilisants dissous .
Ainsi, le système racinaire n'assure, pour l'essentiel, qu'un rôle d'ancrage, il est donc généralement très peu développé.
On comprend mieux pourquoi les Broméliacées proposées dans les points de vente semblent souvent à l'étroit dans un pot qui paraît trop petit au regard du volume occupé par le feuillage. Il n'y a lieu donc pas de les rempoter.
Les broméliacées sont des plantes monocarpiques, c'est à dire qu'elles ne fleurissent qu'une seule fois au cours de leur existence. Au terme de leur floraison, les bractées colorées de l'inflorescence se dessécheront, et des rejets latéraux apparaîtront à la base de la plante.
Vous pourrez alors garder l'ensemble constitué de la plante mère et de ses jeunes pousses. Même, si finalement cette plante mère une fois fleurie disparaît peu à peu, il restera un groupe compact qui fleurira à son tour et produira un très bel effet.
Autre possibilité, celle de détacher ces rejets quand il seront suffisamment développés, à savoir lorsqu'ils auront atteint environ le tiers du développement de la plante mère .A ce stade ils auront souvent déjà formé quelques racines , ce qui facilitera le sevrage .
Après avoir laisser sécher à l'air libre 24 à 48 heures ces rejets, ils pourront être mis en pot individuellement.
Dans ce cas choisissez un mélange terreux très aéré, ce qui est logique quand on se rappelle que dans leur habitat naturel, la grande majorité des espèces vivent sur des substances organiques en décomposition, présentent sur les troncs d'arbres et sur l'écorce .
Une tourbe grossière mélangée à de la perlite, des écorces de pin broyées, des flocons de laine de roche, ou encore un mélange type "Orchidées", conviendront parfaitement.
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